Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/04/2009

Mémoires Murales

Les murs, les portes, les grilles et toutes les matières fabriquées qui composent notre environnement urbain sont les témoins privilégiés de nos errances et de nos agitations.
Les spectateurs du passage des hommes dans le temps et du temps sur les hommes.

A l'instar des murs, nos mémoires, qu'elles soient collectives ou individuelles sont en perpétuelle évolution, se transformant, s'effaçant, se creusant ou faisant saillir des aspérités.
Des lambeaux de couleurs récentes laissent filtrer des trames anciennes érodées et délavées, la rouille et la mousse rongent les métaux et les bois comme le temps digère nos souvenirs.

 

nice_2.jpg
 
Nice
 
 
 
 
rome_14.jpg
Rome
 
 
 
 
 
rome_7.jpg
Rome
 
 
 
 
barcelone_2.jpg
Barcelone
 
 
 
barcelone_1.jpg
Barcelone
 
 
 
Carrare_1.jpg
Carrare
 
 
 
 
barcelone_5.jpg
Barcelone
 
 
 
vintimille_2.jpg
Vintimille
 
 
 
rome_6.jpg
Rome
 
 
 
san_giminiano.jpg
San Giminiano

 

Album Mémoires Murales.

 

Texte à propos des Mémoires Murales.

 

Photographies couleurs originales, prises à hauteur d'oeil, sans filtre et en lumière naturelle.

Ce travail représente une centaine de "mémoires".

Formats encadrés : 40x50, 50x60, 65x65, 60x80

05/04/2009

Texte à propos des Mémoires Murales

medium_gd_rome_trevi.jpg
 

Avec sa série Mémoires murales, Dominique Zoladz fait œuvre de «photopographe».
Sa préoccupation du temps qui passe lui inspire la capture de ces instants d’années.

Topographies murales de fissures, griffures, sillons, strates, craquelures, gouffres.
Çà et là, l’homme affirme sa présence en gestes signifiants. Graffiti, signes désespérés, bouteilles à la mer des mémoires futures.
Le propos du photographe, discret et radical, est de nous faire toucher des yeux ces murs,
«témoins privilégiés et pétrifiés de nos errances
et de nos agitations, du passage des hommes dans le temps et du temps sur les hommes».

Il le fait avec une économie de moyens remarquable.
N’empêche !
Un cadrage, une composition, une lumineuse patience… et la clarté crue du sud, rasante, gratte la peau des murs et nous révèle
de mystérieux reliefs de salpêtre, de décrépitude et de rouille. Tout une mémoire en décomposition.
Comme si la surface du temps s’était durcie et formait une croûte lépreuse.
Et, de cette couche corrodée, par plaques pulvérulentes, des souvenirs tombant en poussière oublieuse.

L’artiste nous précise que ses prises de vue sont réalisées à hauteur d’œil.
Ce qui peut sembler relever de l’anecdote est en fait essentiel et riche de sens.
En effet, ces morceaux de murs vivent et meurent, dans leur propre temps, littéralement sous nos yeux.
Nous les négligeons, faute de curiosité et pressés que nous sommes dans notre temps impatient.
Pour Dominique Zoladz,
«notre mémoire en perpétuelle évolution, se transforme, s’efface, se creuse ou fait apparaître des aspérités.
Des lambeaux de couleurs récentes laissent filtrer des trames anciennes, érodées et délavées».

Ses «images-mémoires», outre leur remarquable qualité picturale, sont de puissantes métaphores qui nous questionnent.

Jean-Pierre Dubois